A quelqu'un de mon peuple, au pauvre. Il y a proprement : à mon peuple, au pauvre, ou plus exactement encore : à mes gens, les pauvres qui sont avec toi. Comme il n'y a guère que les pauvres qui empruntent, le peuple dans ce cas-ci, ce sont bien les pauvres. Dans l'Ecriture, Dieu aime d'ailleurs à nommer de ce beau titre : mon peuple, ceux de son peuple qui sont pauvres et opprimés (Psaumes 14.4 ; Michée 2.9). Même défense Lévitique 25.35-43. Dans Deutéronome 23.19 et suivants, la défense de prêter à intérêt est généralisée et étendue aux prêts faits à un Israélite quelconque. Cette loi s'appliquait à un milieu dans lequel le commerce de l'argent n'existait encore que dans une mesure restreinte. Il ne faut pas traduire : Tu n'agiras pas à la façon de l'usurier ; car l'usure est déjà en soi un délit ; mais entendre simplement : Tu n'agiras pas envers ton frère avec la rigueur d'un prêteur à intérêt. Tu ne feras pas de son besoin d'argent l'occasion d'une affaire, celle-ci n'eût-elle même rien d'inique. Tu rendras ce service à un frère par humanité. Comparez Matthieu 5.42 ; Luc 6.34. Ce n'est pas une question de jurisprudence.