21 à 28 Moïse communique aux Anciens les instructions relatives à la prochaine Pâque.
Ce morceau se rattache historiquement à l'ordre divin versets 1 à 14, dont il a été séparé par l'insertion de l'ordonnance postérieure, versets 15 à 20.
Il résulte clairement des mois : choisissez... prenez... que cette communication eut lieu dès avant le dixième jour de ce mois, jour auquel son exécution devait commencer (verset 3).
Familles. Le mot hébreu n'est pas le même que verset 3 où il avait déjà un sens très large. Le terme employé ici a un sens plus étendu encore (comme 6.14). D'après ce sens, il n'y a par tribu que deux ou trois familles, comprenant chacune quelques milliers d'âmes. A la tête de chacune d'elles était un de ces Anciens auxquels Moïse transmit la communication divine verset 1 et suivants ; comparez 3.16, note, et 4.29.
On a conclu de ce terme la Pâque, employé sans explication, qu'il s'agit d'une fête de même nom qui avait dû exister déjà en Israël pour célébrer le retour du printemps (comme cela avait lieu chez la plupart des peuples anciens). Mais l'instruction donnée par Dieu à Moïse n'est reproduite ici qu'en abrégé ; ce discours doit être complété d'après les versets 1 à 14 ; et l'expression la Pâque trouve son explication dans celle du verset 11 : C'est la Pâque de l'Eternel. Du reste, comme nous l'avons fait entendre au verset 15, nous ne prétendons point que déjà il n'existât en Israël une fête du printemps. Peut-être était-ce précisément la fête que Moïse demandait à Pharaon d'aller célébrer hors d'Egypte (3.18 ; 5.3 ; 8.27, etc.).