Car pour celui qui est joint à tous les vivants il y a de l'espérance, etc. C'est-à-dire pour qui est parmi les vivants et compte parmi eux ; et tant qu'il l'est, il y a espérance - si sa condition est humble, s'il est pauvre et affligé, que sa condition puisse s'améliorer avec le temps (voir Job 14:7) ; ou espérance qu'il devienne homme de bien, quoique méchant maintenant ; qu'il soit appelé et converti, comme certains le sont à la onzième heure, sur un lit de mort même ; et il y a espérance surtout pour ceux qui sont sous les moyens de la grâce, des hommes en ayant été rendus participants après une longue attente. Il y a ici un « Keri » et un « Ketib », une leçon marginale et une leçon écrite : la première lit « qui est joint », la seconde « qui est choisi » ; notre version suit la leçon marginale, comme le Targum, Jarchi, Aben Ezra, les versions des Septante, syriaque et arabe ; certains, suivant l'autre, traduisent : « qui est à choisir », ou à préférer - un vivant ou un mort ? non un mort, mais un vivant : « pour tous les vivants il y a de l'espérance » - de devenir meilleurs ; et, comme l'observe Jarchi, il y a espérance tant qu'on vit, fût-on méchant et joint aux méchants ; oui, il y a espérance du méchant, qu'il devienne bon avant de mourir ;
car un chien vivant vaut mieux qu'un lion mort - parole proverbiale, montrant que la vie est préférable à la mort, et qu'une personne humble, abjecte et méprisable vivante - que sa condition misérable peut faire comparer à un chien - est préférable au plus généreux des hommes, ou au plus grand des potentats, mort ; car l'une peut encore être utile à quelque égard, l'autre ne le peut plus. Toutefois, un pécheur vivant, semblable au chien par son impureté et sa bassesse, ne vaut pas mieux qu'un saint ou un juste mort, comparable au lion, qui a de l'espérance dans sa mort et meurt dans le Seigneur.