Car qu'a le sage de plus que l'insensé ? etc. Plus de délice et de plaisir à contenter ses sens par le manger et le boire ? Le sage n'en jouit pas davantage que l'insensé ; l'insensé trouve autant de plaisir au labeur de ses mains, qui est pour sa bouche, que le sage ; et le sage ne peut tirer de ces satisfactions extérieures pas plus de contentement d'esprit que l'insensé ;
qu'a le pauvre qui sait marcher devant les vivants ? - soit : que manque-t-il au pauvre, en regard du riche, qui sait gagner son pain, se montre diligent et industrieux parmi les hommes pour vivre, et pourvoit à sa subsistance et à celle des siens ? il goûte toutes les douceurs et consolations de la vie aussi bien que le riche ; soit : qu'a le pauvre homme instruit - comme l'interprète Aben Ezra selon les accents -, qu'a-t-il de plus, ou de quoi jouit-il davantage, que le pauvre insensé, pourvu que celui-ci ait seulement assez de sens pour se conduire parmi les hommes de manière à avoir du pain à manger et des habits à vêtir - ce qui est tout ce dont un homme peut jouir, si riche ou si sage qu'il soit ?