Tout le travail de l'homme est pour sa bouche, etc. Pour la nourriture de sa bouche, comme dit le Targum ; pour la subsistance de son corps, pour la nourriture et le vêtement - la partie étant mise pour le tout : tout ce pour quoi l'homme peine est d'obtenir cela ; et s'il n'en jouit pas, son labeur est vain ; les aliments sont pour le ventre, où ils entrent par la bouche, et c'est pour eux que l'homme travaille ; et s'il ne les mange pas quand il les a obtenus, il a peiné en pure perte ;
et cependant l'appétit n'est pas rempli - l'appétit même du corps et des sens : non, pas même chez ceux qui mangent le fruit de leur labeur ; car quoique leur faim soit apaisée pour l'heure et l'appétit satisfait pour un temps, il revient et réclame de nouveau sa nourriture, et ainsi sans cesse. Ou : « l'âme n'est pas remplie », ou « rassasiée » : c'est le corps seul qui, au mieux, se remplit ou se rassasie de ces choses ; l'esprit de l'homme aspire à de plus grandes, et ne peut trouver contentement ni satisfaction dans les jouissances terrestres et sensuelles. Ce semble être un nouvel argument prouvant la vanité des richesses, tiré de l'étroitesse de leur usage, lequel n'atteint que le corps, et non l'âme.