Car il est venu avec la vanité, etc. Le Targum ajoute : « en ce monde ». Certains l'entendent de l'avorton, et traduisent : « quoiqu'il vienne avec la vanité », il est pourtant à préférer à l'avare ; d'autres l'interprètent de l'avare lui-même ; d'autres tiennent des deux à la fois. Quoi qu'il en soit, on peut les comparer en ces points : l'avorton vient au monde en vain, pour rien, et ne répond à nulle fin que l'on puisse observer ; et l'on peut dire la même chose du riche avare : il marche dans une vaine apparence, et n'est tout entier que vanité - dans sa venue, dans sa vie et dans sa sortie ;
et il s'en va dans les ténèbres - ou « vers les ténèbres » : il sort du monde sans que nul y prenne garde, et descend au sépulcre obscur, où il gît dans l'oubli ;
et son nom sera couvert de ténèbres - l'avorton n'a point de nom, et l'on n'en parle jamais ; ainsi le nom et la mémoire de l'homme ici dépeint pourrissent et périssent ; et à cet égard, l'avorton a sur lui la préférence : car quoiqu'il soit couvert de ténèbres, on ne dit jamais de mal de lui, tandis que le nom de l'avare méchant est maudit.