De plus, il n'a pas vu le soleil, etc. Ceci doit s'entendre de l'avorton, et paraît confirmer que le texte précédent lui appartient ; et n'ayant jamais vu la lumière du soleil, ni goûté son agrément et sa consolation, il ne lui est nullement pénible d'en être privé. Le Targum porte :
« la lumière de la loi, il ne la voit pas ; et il ne sait pas distinguer entre le bien et le mal, pour juger entre ce monde-ci et celui qui vient ; »
de même la Vulgate latine : « et il ne connaît pas la différence du bien et du mal » ;
et il n'a rien connu - ni le soleil, ni rien d'autre ; ou il n'a pas « éprouvé » ni senti la chaleur du soleil et ses influences bienfaisantes - ce qu'un aveugle peut faire, qui ne l'a jamais vu, mais non l'avorton ; et en vérité, il n'a connu ni homme, ni créature, ni chose de ce monde - il ne lui est donc d'aucun souci d'en être privé ; et de plus, il n'a jamais eu ni connaissance ni expérience des peines de la vie, auxquelles tout homme vivant est sujet. Aussi ceci est-il certain :
celui-ci a plus de repos que celui-là - l'avorton que l'avare : n'ayant jamais été affligé des peines de la vie, il n'est pas maintenant touché du sentiment de la perte.