Puisqu'il est beaucoup de choses qui accroissent la vanité, etc. Comme il paraît par tout ce qui a été dit en ce chapitre et dans les précédents : telles la sagesse et la connaissance, la fortune et les richesses, le plaisir, la puissance et l'autorité. L'homme est de lui-même une pauvre créature vaine - tout ce qu'il est et tout ce qu'il a n'est que vanité ; et ces choses ne servent qu'à l'accroître, et à le rendre toujours plus vain ;
qu'en revient-il de meilleur à l'homme ? - de ces choses ? rien du tout ; plutôt en est-il pire, étant plus vain ; il n'en tire nul profit, nulle excellence, nul bonheur - rien qui lui soit de quelque service, surtout au regard de l'état futur, ou quand il vient à mourir. On peut aussi traduire, comme la Septante et la Vulgate latine : « puisqu'il est beaucoup de paroles qui multiplient la vanité » - telles toutes celles que l'on tient à Dieu par voie de murmure et de plainte sur son lot et sa condition en ce monde, en contestant et disputant avec lui ; ces paroles accroissent le péché, et les hommes y contractent plus de culpabilité - ils ne sont donc pas meilleurs pour de tels débats, mais pires ; et en ce sens les mots se rattachent à Ecclésiaste 6:10. Mais le premier sens paraît le meilleur, ceci étant la conclusion du discours du sage sur la vanité ; ainsi le Targum et Jarchi l'entendent-ils de choses, et non de paroles.