Voici ce que j'ai vu, etc. Observé, considéré et approuvé, et qu'il recommande et à quoi il invite l'attention ; et c'est ce qui suit :
il est bon et convenable de manger et de boire - d'user des créatures que Dieu a données pour le service, d'une manière libre et libérale, sans excès et avec modération ; et de ne pas se priver des choses dont on peut licitement user et qui sont nécessaires : cela est bon pour soi-même et pour la santé du corps ; cela est droit aux yeux de Dieu et convenable devant les hommes ; ce n'est pas seulement licite, mais louable. Il est une autre version et un autre sens des mots : « il est bon de manger et de boire celui qui est beau », ou plein de grâce - le Christ, plus beau que les fils des hommes : vivre de lui par la foi, manger sa chair et boire son sang ; mais ce sens, quelque vrai, spirituel et évangélique qu'il soit, paraît étranger au texte. Il suit :
et de jouir du bien-être de tout le travail qu'il fait sous le soleil, tous les jours de sa vie que Dieu lui donne - cette dernière proposition, « que Dieu lui donne », ne doit pas se rattacher au « bien-être de tout son travail » - quoiqu'il soit vrai que tout bien acquis par le travail est un don de Dieu -, mais à « tous les jours de sa vie » : car la vie de l'homme, et tous ses jours, qu'ils soient nombreux ou non, sont le don de Dieu, selon sa volonté et son bon plaisir déterminés ; et tout au long de ce temps, l'homme doit jouir, d'une manière paisible et avec reconnaissance envers Dieu, des biens qu'il a acquis par son labeur et son industrie, moyennant la bénédiction de Dieu qui les accompagne. Salomon inculque cela fréquemment ; Aben Ezra dit que c'est la troisième fois, mais ce paraît être la quatrième (voir Ecclésiaste 2:24 ; 3:13,22) ;
car c'est là sa part - en cette vie, s'entend ; car pour le reste, s'il est homme de bien, il a dans l'autre une part meilleure : c'est la portion que Dieu lui a assignée ici-bas ; et c'est son devoir, et pour son bien et sa consolation, d'en user.