C'est pourquoi j'ai vu qu'il n'y a rien de meilleur pour l'homme que de se réjouir de ses œuvres, etc. Le Targum dit : « de ses bonnes œuvres » - non comme le justifiant devant Dieu, mais comme le justifiant devant les hommes contre les censures et accusations injustes. Le sens est plutôt que telle est la conclusion du sage, et tel son sentiment sur le tout : qu'il n'est rien de meilleur pour l'homme que de jouir avec gaieté du fruit de ses labeurs ; de manger et de boire avec modération, librement, joyeusement et avec reconnaissance ; et d'user de ses richesses, de sa puissance et de son autorité pour son propre bien, pour le bien présent de sa famille, et pour le bien de ses semblables (voir Ecclésiaste 2:21 ; 3:13) ;
car c'est là sa part - ce qui lui est alloué, et dont il jouit ainsi, est une fort bonne part, dont il a sujet d'être reconnaissant ;
car qui le ramènera pour voir ce qui sera après lui ? - pour voir qui lui succédera, et quel usage on fera de ce qu'il leur laisse ; il ne reviendra jamais après sa mort pour rien voir de tout cela, et nul ne l'en instruira ; il ne pourra savoir, une fois mort, ce qui adviendra de ses fils, s'ils prospéreront ou non, comme dit Jarchi ; c'est pourquoi le meilleur pour lui est de jouir lui-même de son bien d'une manière paisible, et d'être bienfaisant envers les autres, et non leur oppresseur. Le Midrash l'illustre ainsi :
« qui ramènera David pour voir ce que fit Salomon ? et qui ramènera Salomon pour voir ce que fit Roboam ? »