Qui observe le vent ne sèmera point, etc. Celui qui, avant de semer, prend soin d'observer où est le vent, de quel côté il souffle, et diffère de semer jusqu'à ce qu'il tombe ou change, de peur qu'il ne le gêne dans ses semailles ou n'emporte sa semence, et attend une meilleure saison - un tel homme peut laisser passer le temps des semailles et ne semer jamais, et son grain, dans sa grange, peut être dévoré par la vermine ou détruit par quelque accident ; et ainsi il peut perdre et sa semence et sa moisson ;
et qui regarde les nuées ne moissonnera point - signes incertains du temps qu'il fera ; et si un homme s'y attache, et remet ses semailles de jour en jour dans l'attente d'un meilleur temps, comme il peut ne jamais semer, il est impossible qu'il moissonne ; et s'il a semé, et qu'au temps où son grain est mûr il diffère de moissonner à cause des nuées, de peur que son grain ne se mouille, il peut ne moissonner jamais. Et il en va de même de la libéralité : si un homme soulève des difficultés, forme des objections et s'y arrête ; s'il remet de donner jusqu'à ce que telle affliction soit ôtée de lui ou des siens, ou tel enfant élevé, ou tel bien acquis, ou tel montant de richesses atteint, ou jusqu'à ce que se présentent des objets plus propres et plus dignes - avec vingt autres raisons de même farine ; s'il diffère de donner pour de tels motifs, ou par crainte du besoin, dont son esprit peut se laisser posséder pour diverses causes, il peut ne jamais donner ni rien acquérir - oui, ne jamais faire aucune bonne œuvre ; car si l'on ne fait rien avant que toutes les difficultés soient levées, jamais rien de bon ne se fera.