Une rosée de l'Hermon. Le massif de l'Hermon, avec son sommet neigeux et les sources auxquelles il donne naissance, entretient la fraîcheur et la fertilité dans tout le nord de la Palestine. Nulle part dans le pays d'Israël, dit le voyageur Van de Velde, on ne voit une rosée aussi abondante que dans la contrée voisine de l'Hermon. Le psalmiste ne veut pas dire que la rosée de l'Hermon s'étend à la lettre jusque sur les montagnes de Sion. Il compare les bénédictions spirituelles qui descendent sur Jérusalem, à l'époque des grandes fêtes, à une rosée telle qu'on en voit sur les pentes de l'Hermon, rosée qui se serait répandue jusque sur les montagnes de Sion. Si Aaron et son onction rappellent les grâces spirituelles que les pèlerins sont venus recueillir dans la ville sainte, et qui de là doivent se répandre sur le peuple entier, ces pèlerins eux-mêmes sont, pour la population de Sion, comme une rosée bienfaisante, qui lui apporte joie et encouragement.
C'est là : en Sion, le lieu de rassemblement du peuple de Dieu.