C'est comme l'huile... Comparaison empruntée à ce qu'il y a de plus excellent en Israël, l'huile sainte destinée au sacre du souverain sacrificateur et qui était le symbole des richesses de la vie divine. Composée d'une manière spéciale, au moyen des aromates énumérés Exode 30.22-33, elle ne devait être appliquée à aucun autre usage qu'à celui qui vient d'être rappelé. La bénédiction représentée par ce symbole se répand sur tout l'ensemble du peuple de Dieu dans ces moments solennels où il est réuni pour adorer l'Eternel.
La barbe, la barbe d'Aaron : répétition qui donne plus de solennité à l'expression ; on lit de même au psaume 122 : les tribus, les tribus de l'Eternel.
Le bord de ses vêtements, littéralement : la bouche de ses vêtements, expression qui désigne, non l'extrémité inférieure de la tunique d'Aaron, mais l'ouverture du vêtement qui entourait le cou (Exode 28.32).
Qui descend... La construction de la phrase, en hébreu, semble indiquer que ces mots se rapportent à la barbe d'Aaron, et non à l'huile. L'huile n'en reste pas moins le mot essentiel : si le poète rappelle que la barbe descend sur le bord des vêtements, c'est pour faire entendre que par elle l'onction sacrée s'étend indirectement jusque là (Bovet). Ainsi la bénédiction divine se répand de proche en proche jusqu'au dernier des membres du peuple de Dieu.