La communion fraternelle.
L'Eternel a choisi Sion pour sa demeure (132). Par là même il a donné à son peuple un centre de ralliement. C'est en sa présence que les pèlerins accourus de tous pays goûtent la joie de se sentir frères. Le Psaume 133 donne expression à cette joie. Il forme ainsi, à la fin du recueil des Chants des pèlerins, la contrepartie de la plainte du Psaume 120, par laquelle s'ouvrait ce recueil : Mon âme en a assez d'habiter avec qui hait la paix.
La note qui attribue ce psaume à David manque dans deux manuscrits, dans les Septante et dans d'autres anciennes versions ; elle est du reste contredite par plusieurs expressions qui n'appartiennent qu'à l'hébreu des derniers temps.
Voici ! Cette exclamation nous transporte au moment même où les fidèles se voient tous réunis à Jérusalem et jouissent de se sentir un peuple de frères.
Demeurent ensemble, littéralement : demeurent même ensemble. Le mot même fait comprendre qu'à la joie d'être unis par les liens de la race s'ajoute, pour les Israélites qui souffrent habituellement de leur isolement, celle d'être rassemblés pour la célébration des grandes fêtes.