« Car, à la fenêtre de ma maison » - C'est soit le récit d'un fait dont Salomon fut témoin, soit une parabole de sa composition, qui peint les manèges rusés d'une prostituée, la sottise et la faiblesse du jeune homme pris au piège, et la ruine où elle le mène. Salomon, magistrat public, est ici représenté en observateur privé de la conduite de ses sujets : assis dans son palais, à une fenêtre - aux petites fenêtres, dit le Targum - d'où il pouvait voir sans être vu ; et non loin se trouvait la maison d'une prostituée, car elles rôdent d'ordinaire autour des cours des princes, où elles font leurs proies.
« je regardais à travers mon treillis » - Ou « ma jalousie » [171]. La Septante, le syriaque et l'arabe l'entendent de la prostituée regardant par la fenêtre de sa maison et apercevant le jeune homme ; mais cela ne s'accorde pas avec le texte hébreu, qui le rapporte à Salomon. Encore qu'un plus grand que lui puisse être visé : le Dieu omniscient, qui regarde par les fenêtres et le treillis du ciel et voit toutes les actions des fils des hommes - même les plus secrètes, faites dans le noir ; et Christ, le Fils de Dieu, dont « les yeux sont comme une flamme de feu », pour percer toutes les ténèbres du papisme, figuré par l'état d'Église de Thyatire ; pour voir toutes les intrigues de la prostituée romaine, et toutes les folies de ceux qui se prostituent avec elle (Apocalypse 2:18).
Notes
[171] ybnça d[b « per cancellos meos », Pagninus, Montanus, Junius & Tremellius, etc.