« Dis à la sagesse : tu es ma sœur » - Intimement connue, tendrement aimée, source de grandes délices. On peut l'entendre à la fois de l'Évangile - la sagesse de Dieu en mystère, qu'il faut fréquenter, aimer fort et goûter avec plaisir - et de Christ, la Sagesse essentielle de Dieu, qui se tient envers son peuple dans la relation d'un frère, et qu'il faut honorer comme tel.
« et appelle l'intelligence ta parente » - Ou « ton parent » [169] : tel est Christ dans notre nature, notre « goël », notre proche parent, participant de la même chair et du même sang, et qui pour cette raison n'a pas honte de nous appeler frères - nous ne devrions pas avoir honte de l'appeler parent. De plus, sa Parole et son Évangile, et leur intelligence, doivent nous être familiers ; il faut qu'ils soient bien « connus » [170] de nous, comme le mot employé le signifie, et qu'ils habitent richement en nous.
Notes
[169] [dm « cognatum », V. L. Pagninus, Tigurine version, Mercerus, Gejerus, Michaelis ; « familiarem tuum », Junius & Tremellius, Piscator.
[170] Un mot de la racine [dy « scivit ».