« Il n'aura égard à aucune rançon » - Son cas est donc bien pire que celui du voleur : celui-ci, s'il est pris, restitue selon la loi et il est quitte, on ne lui demande rien de plus ; au pis, il y laisse tout le bien de sa maison ; mais ici rien n'y fait. L'hébreu porte : « il n'acceptera la face d'aucune rançon » [168] - c'est-à-dire, comme paraphrase le Targum, « il n'acceptera la face de quiconque offre un présent » : il n'aura aucun égard pour lui à cause du présent ; quelque don qu'on offre pour racheter sa vie, il sera dédaigné.
« et il ne s'apaisera pas, même si tu multiplies les présents » - Augmente-les, donne sans arrêt : rien ne le satisfera que la vie de l'adultère, qu'il prendra lui-même ou obtiendra par voie de justice. Quelle folie, donc, que celle de l'homme qui expose son nom et son crédit, sa santé et son bien, sa vie en ce monde et son âme dans l'autre, à une ruine totale, pour contenter une passion sordide ! On peut aussi l'interpréter de Dieu, qui est un Dieu jaloux en matière de culte, et ne laissera pas impunie l'idolâtrie, qui est l'adultère spirituel.
Notes
[168] rpk lk ynp açy al « non accipiet faciem ullius expiationis », Michaelis ; « non feret faciem omnis lytri », Schultens.