« Pour te garder de la femme mauvaise » - Voilà un des profits qu'on tire des instructions des parents et de la loi de Dieu enseignée par eux : préserver de la fornication et de l'adultère - l'un de ses préceptes interdisant expressément l'adultère et toute impureté du corps, et l'ensemble dirigeant vers tous les devoirs envers Dieu et le prochain, ce qui demande travail et application, et prévient l'oisiveté, cette porte ouverte à tous les péchés et surtout à l'impureté [154].
« de la langue flatteuse de l'étrangère » - La même que la femme mauvaise, la débauchée et l'adultère (voir Proverbes 2:16 ; 5:3). Jarchi l'interprète de l'idolâtrie ; le portrait convient bien à l'Église idolâtre de Rome, l'antichrist, figurée par une prostituée (Apocalypse 17:1-2, 5). Comme cette femme est appelée « la femme du mal » [155] - on peut traduire ainsi : une femme foncièrement mauvaise, livrée au péché - l'antichrist est appelé « l'homme de péché » (2 Thessaloniciens 2:3) ; et comme elle a « la douceur d'une langue étrangère » [156] - traduction possible, et celle du Targum - la religion de cette fausse Église se donne dans une langue étrangère que le peuple ne comprend pas, par quoi on le tient dans l'ignorance et l'illusion. Or la parole de Dieu lue et expliquée dans la langue maternelle - et surtout sa partie évangélique, la doctrine de la sagesse - est un moyen de préserver des erreurs et des hérésies, de la superstition et de l'idolâtrie de l'Église de Rome, de ses gloses trompeuses, de son culte clinquant et de toutes ses séductions d'injustice.
Notes
[154] « Quaeritur Aegistus quare sit factus adulter ? in promptu causa est, desidiosus erat », Ovid. de Remed. Amor. l. 1. v. 161, 162.
[155] [r tçam « a muliere mali », Montanus ; « a muliere malitiae », Gejerus, Michaelis.
[156] hyrkn ˆwçl tqljm « a laevitate linguae extraneae », Montanus ; « a lenitate linguae peregrinae », Cocceius.