Elle met la main au fuseau - comme Pénélope et ses servantes ; ou plutôt au rouet, à la roue elle-même, qu'on saisit de la main droite et qu'on fait tourner ;
et ses doigts tiennent la quenouille : le bâton autour duquel on enroule la laine à filer, et qu'on tient de la main gauche. Car même si les deux membres parlent de « mains », on ne tourne la roue que d'une main et on tient la quenouille de l'autre.
Non seulement elle recherche la laine et le lin (verset 13), mais elle les file et en fait des vêtements. Sa toile n'est pas comme celle de l'araignée, filée de ses propres entrailles et à laquelle elle se suspend - image de l'espérance et de la confiance de l'hypocrite, dont les toiles ne feront jamais un vêtement pour le couvrir (Job 8:14 ; Ésaïe 59:5,6). La toile de l'Église, elle, sert à la fois de parure, pour honorer sa profession de foi, et de protection contre les calomnies du monde ; car il s'agit des bonnes œuvres, comme l'interprète Ambroise.