Il est une génération pure à ses propres yeux : non aux yeux de Dieu, qui voit le cœur et toutes ses impuretés, aussi bien que celles de la vie et de la conduite ; ni aux yeux des autres, bien que de telles gens puissent paraître justes extérieurement devant les hommes ; mais à leurs propres yeux, dans leur propre opinion et imagination, se confiant en eux-mêmes qu'ils sont justes. Mais ceux-là n'ont pas les yeux ouverts ou éclairés pour voir la plaie de leur propre cœur, la spiritualité de la loi de Dieu, la perfection de justice qu'elle exige ; ni la justice et la sainteté de Dieu lui-même ; ni l'imperfection et l'insuffisance de la leur ; s'ils les voyaient, ils ne se paraîtraient pas purs et justes à eux-mêmes. Nul n'est pur par nature, ni par rien de ce qu'il fait ; mais par la grâce de Dieu, et par le sang et la justice du Christ ; et ceux-là sont bien loin d'être purs à leurs propres yeux, ou considérés en eux-mêmes ; mais ceux qui ne sont purs ni par nature ni par grâce pensent pourtant l'être. Il y en avait de tels au temps d'Agur ; tels étaient les scribes et les pharisiens du temps du Christ ; il y en avait toute une génération ; et il y en a de la même sorte de nos jours, comme les papistes, les perfectionnistes et tous ceux qui se justifient eux-mêmes (voir Luc 18:9) ;
et qui n'est pas lavée de son ordure ; de sa souillure native, originelle et universelle par le péché, qu'ils ont dès leur naissance, et qui s'accroît par de nombreuses transgressions actuelles ; et dont nul n'est ni ne peut être lavé, sinon ceux qui sont nés d'eau et d'Esprit, ou lavés par le lavage de la régénération ; et qui sont lavés de leurs péchés dans le sang de l'Agneau, dont le sang purifie de tout péché ; et qui sont revêtus du fin lin, pur et éclatant, la justice des saints, qui est la justice du Christ qui leur est imputée. Tout ce qui est en deçà laisse les hommes non lavés de leur ordure, quelque opinion qu'ils aient d'eux-mêmes (voir Job 9:30,31 ; Jérémie 2:22).