Celui qui élève délicatement son serviteur dès l'enfance : d'une manière très tendre et abondante ; qui en use avec lui avec une grande familiarité, le fait asseoir à table avec lui, le nourrit de mets délicats et le vêt de la plus belle manière, comme s'il était l'un de ses propres enfants ;
le verra devenir son fils à la fin ; il s'attendra à être traité comme un fils ; il ne se souciera plus de faire aucun travail servile, ni rien, surtout, de dur et de pénible ; il cherchera à supplanter le fils et héritier et pensera hériter de tout lui-même ; ou, du moins, il deviendra orgueilleux, hautain et insolent. Jarchi interprète ceci de la mauvaise imagination, ou de la corruption de la nature, qui est dans l'homme dès l'enfance, et qui, si on la nourrit au lieu de la dompter, finira par dominer sur l'homme ; et certains l'appliquent au corps, qui, s'il est délicatement choyé et non tenu en bride, sera le maître de l'âme au lieu d'en être le serviteur, et dont les membres seront des instruments d'iniquité.