Celui qui reprend un homme - son ami et sa connaissance, pour quelque faute commise ; réprimande qu'il donne librement et fidèlement, mais avec bonté, tendresse et affection. Le mot rendu par « ensuite », qui ouvre le membre suivant, se rattache selon les accents à celui-ci, et certains traduisent : « celui qui reprend un homme après moi », selon les indications que j'ai données, c'est-à-dire après Dieu et selon ses ordres ; ou après Salomon, à son exemple, lui qui a donné ces sentences et ces instructions. Le Targum rattache ainsi le mot et traduit :
« celui qui reprend un homme devant lui »,
ouvertement, en face ; mais on peut mieux traduire « derrière », c'est-à-dire, comme l'interprète Cocceius, à part, seul à seul, en particulier et en secret, quand on est entre soi - ce qui s'accorde avec les instructions du Christ (Matthieu 18:15) ;
trouve ensuite plus de faveur que celui qui flatte de la langue ; car, si les reproches lui pèsent d'abord et peuvent le blesser, le couper au vif et lui causer quelque peine, et donc quelque déplaisir contre celui qui les fait, pourtant, quand il considère de sang-froid la nature et l'objet de cette réprimande, la manière dont elle a été faite et le but qu'elle visait, il aimera, estimera et respectera son fidèle ami et censeur plus que celui qui l'a flatté et caressé en lui laissant croire qu'il avait bien agi ; ou, comme dit le Targum, plus que celui qui partage sa langue, ou parle double, et de même la version syriaque (voir Proverbes 27:5,6 ; Psaume 141:5).