Mieux vaut une réprimande ouverte qu'une affection cachée. Il ne faut pas l'entendre d'une réprimande faite en public - quoique Aben Ezra pense qu'il s'agisse d'un reproche public qui, procédant de l'amour, vaut mieux qu'un reproche fait en secret, même par amour, comme étant plus efficace ; car entre amis la réprimande doit se faire en particulier, selon la règle de notre Seigneur (Matthieu 18:15). Cela signifie plutôt une réprimande faite fidèlement et clairement, avec un cœur ouvert, sans rien édulcorer ni excuser la faute, mais en parlant librement et fidèlement, en exposant à l'autre le mal de son péché dans toutes ses circonstances - comme fit l'apôtre Paul envers Pierre, à qui il résista en face, parce qu'il était répréhensible (Galates 2:11). Or, une telle réprimande vaut mieux qu'une affection qui n'ose pas dire à quelqu'un ses fautes, de peur de le chagriner ou de perdre son amitié ; ou qu'une affection qui ne se montre pas en actes, et particulièrement en réprimandes fidèles ; car agir ainsi, c'est haïr quelqu'un et laisser le péché peser sur lui (Lévitique 19:17).