J'ai regardé, et j'ai réfléchi ; ou : « en voyant, j'ai bien considéré la chose », j'y ai « appliqué mon cœur » : passant près du champ et de la vigne, il regarda et considéra à qui ils appartenaient, quel homme paresseux et insensé en était le maître, et dans quel état de ruine se trouvait son bien.
J'ai vu, et j'en ai tiré une leçon : il y regarda de nouveau, l'examina à fond et en apprit quelque chose. Ainsi un homme aussi grand et aussi sage que Salomon a tiré une leçon du champ et de la vigne d'un homme paresseux et insensé, et a appris à être plus sage et plus appliqué à cultiver son propre champ et à tailler sa propre vigne. De même, à considérer la paresse et la folie de l'homme non régénéré et l'état de son âme, on peut apprendre bien des leçons : qu'il n'y a chez l'homme ni libre arbitre ni sagesse pour ce qui est bien ; que l'homme est dans un état de ruine, entièrement gagné par le péché et la corruption dans toutes les facultés de son âme ; qu'il n'y a en lui rien qui plaise à Dieu, mais tout le contraire ; et qu'il faut donc la grâce divine pour le remettre en bon état et le rendre fécond. On y voit aussi la grâce distinguante de Dieu, qui met une différence entre les hommes ; et enfin les gens de bien y trouvent une leçon d'application dans les choses qui touchent à leur bien spirituel et à la gloire de Dieu.