« On m'a frappé, diras-tu, et je n'ai pas eu mal » ; ou : « je n'ai pas souffert » ; ou : je n'ai été ni blessé ni écorché (voir Jérémie 5:3). L'homme ivre est ici représenté disant que, malgré les coups reçus de ses compagnons dans les querelles et les rixes de ses beuveries, il n'a pas senti la douleur, et que cela ne lui a laissé ni malaise ni indisposition, et qu'il ne s'en trouve guère plus mal.
On m'a battu - comme à coups de marteau : on l'a roué et meurtri de la belle manière, en le frappant à coups redoublés -
et je n'ai rien senti ; ou : « je n'ai rien su » : je ne m'en suis pas aperçu, je n'ai rien senti au moment des coups ni su qui les donnait. Et n'ayant pas senti davantage, et s'en tirant à si bon compte, à ce qu'il croit, il est si loin de renoncer à ce vice qu'il s'y affermit et n'en désire que davantage :
quand me réveillerai-je ? j'en redemanderai encore : du vin et de la compagnie de ses camarades de beuverie, malgré tout ce qu'il a subi. Ainsi la Vulgate : « quand me réveillerai-je, pour retrouver du vin ? » ; alourdi de sommeil par son ivresse, et pourtant assoiffé, il voudrait secouer son sommeil pour se remettre à boire et « ajouter l'ivresse à la soif » (Deutéronome 29:19). De même la Septante :
« quand fera-t-il jour, que j'aille chercher quelqu'un avec qui me retrouver ? »