Mon fils, si ton cœur est sage - sage pour le bien, de manière à comprendre spirituellement et par expérience les choses divines et célestes. On peut dire qu'a un cœur sage celui qui connaît en quelque mesure ce qu'est son cœur : sa malignité, sa dépravation et sa corruption originelles, le mal qui le ronge ; son impuissance à faire le bien ; l'insuffisance de sa propre justice pour le justifier devant Dieu ; sa pauvreté d'esprit et la folie de ses pensées. Et celui aussi qui est sage pour le salut, qui connaît le chemin de la paix, du pardon, de la justice et du salut par le Christ, qui s'adresse à lui pour cela, qui bâtit sur lui comme sur le fondement, qui l'estime et le prise, se réjouit en lui et lui rend gloire de son salut, reçoit ses enseignements et obéit à ses commandements, fait profession de lui pour de bons motifs et marche d'une manière digne de son nom et de sa profession -
mon cœur, oui, le mien, se réjouira : il se réjouira certainement et grandement. Ces paroles sont dites soit par Salomon, qui avait lui-même un cœur sage, et qui s'adresse alors à son fils, à qui il souhaite le même - car rien ne réjouit plus des parents pieux que de voir leurs enfants devenir sages, surtout dans les choses spirituelles ; ou bien à ceux qui venaient l'écouter, lui qui était prédicateur à Jérusalem ; et qu'est-ce qui fait la joie et la couronne des serviteurs de la Parole, sinon leurs convertis, et de les voir marcher dans la vérité ? (1 Thessaloniciens 2:19,20 ; 2 Jean 4 ; 3 Jean 4). Ou bien ces paroles sont dites par la Sagesse, c'est-à-dire par le Christ, à ses enfants ; il se réjouit quand il les a trouvés, quand ils sont convertis et deviennent sages au sens spirituel et marchent d'une manière digne, la Sagesse étant ainsi justifiée par ses enfants (Luc 15:5,6 ; Matthieu 11:19) ; bien plus, il y a de la joie dans le ciel, parmi les anges, et jusque dans le Père du Christ et des siens (Luc 15:7,10,23,24).