Le paresseux dit : il y a un lion dehors ; ou : « dans la rue ». Il se le dit à lui-même, ou le dit à ceux qui l'appellent et le poussent à faire le travail de son état, aux champs ou ailleurs, et pour lequel sa paresse lui donne du dégoût ; c'est pourquoi il invente des excuses et allègue telle ou telle difficulté ou tel danger, ici figuré par « un lion dehors » - ce qui montre bien la sottise et la faiblesse de ses excuses, puisque les lions ne se promènent pas d'ordinaire dans les villes, les bourgs et les villages ni dans leurs rues, mais dans les bois et les montagnes.
Je serai tué au milieu des places : par le lion qui s'y trouve ; ou : je ne viendrai jamais à bout des difficultés et des dangers auxquels m'exposerait le fait de m'occuper de mes affaires. Certains appliquent cela aux difficultés que les paresseux s'imaginent dans l'étude des langues, des arts et des sciences ; ainsi Jarchi l'applique à l'étude de la loi.