Le sacrifice des méchants est une abomination - pour le Seigneur, comme il est dit en Proverbes 15:8, et comme l'ajoutent ici la Septante et la version arabe.
Combien plus quand il l'offre avec une pensée mauvaise ! La version arabe traduit : « avec un esprit étranger à la loi », c'est-à-dire quand l'offrande ne se fait pas selon la loi ; quand c'est une bête défectueuse, boiteuse ou malade, ou le fruit d'un vol offert en holocauste ; quand cela se fait avec une mauvaise intention : pour couvrir son péché, pour l'expier sans s'en repentir ni le quitter, afin de pouvoir continuer de pécher impunément et d'y être autorisé - motif pour lequel Balak et Balaam offraient des sacrifices, exemple que cite Jarchi. Et en vérité tout acte religieux qui n'est pas fait dans la foi, dans l'amour, avec sincérité et en vue de la gloire de Dieu, mais avec hypocrisie et par des motifs intéressés, pour se rendre Dieu favorable et être justifié devant lui, en écartant la justice, le sacrifice et la satisfaction du Fils de Dieu, est fait avec une pensée mauvaise et est une abomination pour le Seigneur. Certains traduisent : « même quand il l'offre avec application », ou « avec beaucoup d'art et d'habileté » ; il a beau être assidu à ses dévotions et s'y prendre avec tant d'art et de dehors religieux qu'il en trompe les hommes, il ne peut pas tromper le Seigneur.