Celui qui veille sur sa bouche et sur sa langue : qui garde l'une et bride l'autre ; qui prend garde à ce qu'il dit, à ce que ce soit vrai, sans dissimulation ni ruse, et sans nuire à la réputation d'autrui ni offenser ni provoquer ; qui s'abstient d'un langage méchant et emporté, et de ce qui tend à exciter la colère et la dispute. Aben Ezra distingue la bouche et la langue et l'interprète : celui qui garde sa bouche de manger - c'est-à-dire de manger avec excès et intempérance - et sa langue de médire ; mais il vaut mieux entendre les deux mots de la même chose, la parole ou le langage ; et celui qui y prend garde
se garde lui-même de la détresse : il garde sa conscience nette de toute faute et de tout tourment, et sa personne à l'écart des querelles, des disputes et des procès où se trouvent pris ceux qui donnent trop de liberté à leur langue.