Un héritage vite acquis au commencement - au moment où un homme se lance dans le commerce et les affaires ; ce qui se fait parfois licitement, et il faut alors excepter le cas ; mais en général ce qui s'acquiert vite s'acquiert illicitement, et ne prospère donc pas. Certains commentateurs juifs, comme Guershom, l'entendent d'un héritage qui échoit à un homme par ses proches, sans travail ni peine de sa part, et qu'il ne prend pas soin de garder : comme il est venu sans peine, il s'en va de même. Il y a ici une variante : notre version suit la lecture marginale, que suivent aussi le Targum, Jarchi, Guershom, la Septante, la version syriaque et la Vulgate ; mais le texte écrit porte « un héritage répugnant » ou « abominable », c'est-à-dire mal acquis - sens que le mot a en Zacharie 11:8. Schultens, d'après l'usage du mot en arabe, où il signifie être avide, traduit « acquis par avidité » ou « possédé par avidité » ; et de même la version arabe : « un héritage ardemment convoité », obtenu par l'avarice et des pratiques illicites. Mais dans son commentaire ultérieur sur ce livre, il traduit, avec l'aide de l'arabe : « un héritage frappé de la malédiction de la sordidité », comme sordidement acquis et possédé.
Ne sera pas béni à la fin : il ne durera pas ; il sera enlevé à celui qui le possède et passera en d'autres mains. Jarchi l'illustre par les tribus de Gad et de Ruben, qui se hâtèrent de prendre leur part au-delà du Jourdain avant leurs frères, et qui furent les premières déportées.