Ce qui fait le charme d'un homme, c'est sa bonté : soit la grâce et la bonté de Dieu, désirable à tout homme sensé, comme ce qu'il y a de plus excellent, et meilleure que la vie et tout ce qu'elle contient ; soit le désir de faire du bien. L'homme de bien désire la richesse pour avoir les moyens de faire du bien aux autres ; et l'homme généreux qui en a les moyens désire l'occasion de faire du bien à ses semblables et à ses amis ; et une telle disposition et une telle conduite rendent un homme fort aimable et fort désirable : c'est la beauté d'un homme, dit Ben Melech. Bien plus : celui qui n'a pas les moyens de faire du bien à autrui, mais qui en a le désir, sa bonne volonté est sa bonté, et l'intention lui est comptée pour l'acte. Guershom prend le mot au sens de « honte », comme il s'emploie parfois, et l'entend des désirs coupables du cœur, des imaginations des pensées du cœur, qui sont mauvaises continuellement et donc matière à honte.
Et le pauvre vaut mieux que le menteur - qui est un homme riche, ajoutent la Septante et la version syriaque ; celui qui prétend n'avoir pas les moyens de secourir le pauvre alors qu'il les a ; ou qui promet de le faire et ne le fait pas. De tels hommes de haut rang ne sont vraiment que mensonge ! et le pauvre, qu'ils devraient secourir, vaut mieux qu'eux ; comme vaut mieux celui qui voudrait secourir autrui mais ne le peut pas.