La colère du roi est comme le rugissement d'un lion, très effrayant quand il a faim, qu'il est en quête de sa proie et qu'il l'a saisie. Les rois, et surtout les tyrans, sont comparés à des lions : ainsi Nabuchodonosor par Jérémie (Jérémie 4:7 ; 50:17), et Néron par l'apôtre Paul (2 Timothée 4:17) ; et leur fureur est terrible, comme le fut celle d'Assuérus pour Haman. Jarchi entend « le roi » du Dieu saint et béni. On peut l'appliquer à Jésus-Christ, le Lion de la tribu de Juda, dont il est dit qu'il crie d'une voix forte comme un lion qui rugit, et dont la colère est redoutable aux méchants et jusqu'aux rois de la terre (Apocalypse 5:5 ; 10:3 ; 6:15-17).
Mais sa faveur est comme la rosée sur l'herbe : elle la rafraîchit, la ranime et la fait croître. Ainsi la faveur et la bienveillance d'un roi réjouissent ses sujets et les remplissent de joie et de bonne humeur ; et tel est l'effet de l'amour de Dieu et du Christ sur les enfants des hommes (Osée 14:6).