Il ne sied pas à l'insensé de vivre dans les délices : tel Nabal, dont le nom et le naturel se ressemblaient, à qui la prospérité seyait fort mal, non plus que la gaieté et les réjouissances qu'il y prenait (1 Samuel 25:25,36) ; car, comme le dit ailleurs le sage, « la prospérité des insensés les perd » (Proverbes 1:32) : ils ne savent pas faire un juste usage de leur prospérité, ni modérer leurs plaisirs et leurs jouissances. Certains entendent ceci de la joie spirituelle, de la joie dans le Seigneur, dans ses voies et dans ses ordonnances, qui est étrangère aux méchants ; et il est en effet fort malséant que de telles gens parlent de joie spirituelle et de communion avec Dieu alors qu'ils vivent dans le péché.
Et bien moins encore à un serviteur de dominer sur des princes : Salomon avait vu ce spectacle, qui lui était fort désagréable ; c'est l'une des quatre choses que la terre ne peut supporter : l'insolence d'un serviteur devenu le maître de ses supérieurs est insupportable (voir Proverbes 30:22 ; Ecclésiaste 10:7). Au sens spirituel, on peut l'appliquer à ceux qui sont esclaves du péché : les facultés les plus nobles et les plus royales de l'âme, l'intelligence et la raison, y deviennent les sujettes des appétits sensuels et des passions charnelles - ce qui est bien déplacé et bien malséant.