Mieux vaut peu avec la justice : un bien acquis honnêtement, détenu à bon droit, employé avec droiture, et accompagné d'une vie de justice et de sainteté ; et aussi avec une part à la justice du Christ, laquelle rend agréable à Dieu, donne la paix et la consolation, et donne droit à la gloire et au bonheur éternels. L'homme vraiment juste peut n'avoir que très peu des biens de ce monde ; mais son maigre lot vaut mieux
que de grands revenus acquis injustement : obtenus par des voies coupables, retenus au détriment de leur légitime propriétaire, et employés de manière injuste, dans une vie de péché et de dérèglement. Ou : « sans jugement », sans savoir en faire bon usage, et sans une justice qui puisse justifier au jour du jugement (voir Gill sur « Proverbes 15:16 »). Le peu dont jouit la véritable Église du Christ au désert - car elle a le Christ et sa grâce, le Christ et sa justice - vaut mieux que tous les revenus de l'Église de Rome, acquis par les moyens illicites que l'on sait et qui, en une heure, seront réduits à néant (Apocalypse 18:17).