Par la bonté et la fidélité l'iniquité est expiée, et le péché racheté. Non par la bonté et la fidélité des hommes : ni par les aumônes ou la charité envers les pauvres, ni par la véracité, la fidélité aux promesses et la justice rendue entre les hommes ; car si ce sont là des devoirs à remplir, ils n'expient pas le péché et peuvent être accomplis par des gens dépourvus de la grâce de Dieu et dont les péchés ne sont ni expiés ni pardonnés. Mais par la bonté et la fidélité de Dieu : par sa « bonté », en ce qu'il a envoyé le Christ comme victime expiatoire pour le péché ; et par sa « fidélité », en ce qu'il a accompli ses promesses touchant le Christ, et en particulier celles du pardon fondé sur son sacrifice et sa satisfaction, où la bonté et la fidélité se sont rencontrées. Ou bien : par la grâce et la vérité venues par Jésus-Christ, et par son sacrifice expiatoire, par lequel il a mis fin à la transgression, a fini avec le péché et a fait l'expiation de l'iniquité - et où éclatent si richement la grâce et la miséricorde, la vérité et la fidélité de son Père et les siennes.
Et par la crainte du Seigneur on se détourne du mal : cette crainte, mise dans leur cœur, éveillée et entretenue par la grâce et la bonté de Dieu, engage les hommes à s'abstenir du mal et de tout ce qui y ressemble ; elle leur apprend à renoncer à l'impiété et aux convoitises du monde, et à vivre dans ce siècle avec sagesse et piété.