Il y a grande abondance dans la maison du juste. Dieu bénit parfois les justes de grandes richesses, comme il fit pour Abraham ; ou bien, s'ils ont peu, ce peu vaut mieux que la fortune de beaucoup de méchants, parce qu'ils l'ont avec une bénédiction et qu'ils s'en contentent. Et ils ont en abondance des trésors spirituels : ils ont Dieu pour part, le Christ et avec lui tous les biens, les riches grâces de l'Esprit, une riche expérience de la grâce de Dieu - et tout cela n'est encore que le gage et les arrhes de ce qu'ils posséderont plus tard.
Mais il y a du trouble dans les revenus du méchant : il a beaucoup de peine à acquérir ses richesses, dont il se transperce de mille douleurs ; beaucoup de peine à les garder, ne pouvant ni se reposer ni dormir à cause de son avoir, de peur qu'on ne le lui prenne ; et beaucoup de peine à s'en séparer, quand un événement ou un autre l'en dépouille. Et de plus il les possède avec une malédiction, et elles s'accompagnent toujours d'inquiétude, pour une raison ou pour une autre.