Celui qui rejette l'instruction - celle de ses parents, de ses maîtres, des serviteurs de la Parole et de Dieu lui-même ; ou la « correction », l'instruction donnée soit par la parole soit par la verge ; celui qui s'y soustrait, qui refuse de s'y exposer, qui l'évite, la néglige et la méprise, ou qui l'écoute avec indifférence et dédain -
celui-là méprise son âme : il montre qu'il n'en fait aucun cas, qu'il n'y a aucun égard et qu'il ne s'en soucie pas, alors qu'elle est un joyau si précieux et que sa perte est irréparable. Non qu'un homme puisse à proprement parler mépriser son âme, mais il la méprise comparativement, ayant plus d'égard pour son corps, et surtout pour ses convoitises et ses plaisirs charnels, que pour elle ; comme un malade qui refuse les remèdes qu'il faut peut être dit mépriser sa santé.
Mais celui qui écoute la réprimande acquiert du sens ; ou : « un cœur » : il gagne en intelligence en prêtant l'oreille à la réprimande et en se conduisant selon elle ; il se comprend mieux lui-même et comprend mieux sa situation, ce qu'il doit fuir et éviter, ce qu'il doit recevoir, embrasser et faire ; et au lieu de perdre son âme, comme fait celui qui refuse la correction, il en trouve la vie et la possède, avec elle une large part d'expérience et de sagesse spirituelle.