Le malheur poursuit les pécheurs : ils poursuivent le mal du péché, et le mal du châtiment les poursuit et finit par les rattraper ; leur condamnation, qui semble sommeiller et tarder, ne fait rien de tel : elle est lancée à toute allure derrière eux et les saisira bientôt. Certains l'entendent du mal du péché dans la conscience, qui poursuit le pécheur et le remplit d'effroi.
Mais le bien sera rendu aux justes ; ou : « il rendra aux justes le bien », c'est-à-dire Dieu ; pour tout le bien qu'ils ont fait, à partir de bons principes et en vue d'une bonne fin - et ces bonnes œuvres les suivront ; et pour tous les maux qu'ils ont soufferts à cause de la justice, une récompense leur sera donnée, non par dette mais par grâce ; ayant eu ici-bas leurs maux, ils auront ensuite leurs biens ; et souvent d'ailleurs ils sont récompensés dès cette vie, soit en eux-mêmes, soit en leur descendance, comme le dit la suite.