Un désir accompli est doux à l'âme - que ce désir porte sur la richesse et les honneurs, sur la sagesse et la connaissance, ou sur les biens les meilleurs : la connaissance de Dieu et la communion avec lui ; la part au Christ et aux bienfaits de sa grâce, comme le pardon et la justice ; le droit et le titre à la gloire et au bonheur éternels, et la jouissance de ceux-ci. Et comme ces choses que l'âme désire sont douces quand elle les possède ! (voir verset 12). Ce sont « les désirs des hommes pieux », comme traduit la Septante.
Mais c'est en horreur aux insensés de se détourner du mal : ils ne supportent pas l'idée de se séparer de leurs convoitises, tant elles leur sont agréables, ne connaissant rien de la douceur des choses qu'on vient de dire ; et ils ne peuvent jamais en jouir sans se détourner du péché, ce qui leur répugne au plus haut point.