Comme la justice mène à la vie - ou : est pour la vie. Il ne s'agit pas des simples actes extérieurs de justice morale : ceux-là peuvent se faire là où il n'y a aucun principe de vie spirituelle, ils ne sont que des œuvres mortes et ne conduiront jamais à la vie éternelle ; en vérité, la meilleure justice de l'homme ne justifie pas pour la vie, n'y donne aucun droit et ne la mérite pas. La piété, ou la sainteté véritable, a la promesse de la vie présente et de celle qui vient (1 Timothée 4:8) ; c'est pourquoi le texte hébreu porte ici « pour les vies », au pluriel. La grâce intérieure, la piété agissante, qui est l'homme nouveau créé dans la justice, rend apte à la vie éternelle et y aboutit ; et tout particulièrement la justice du Christ, en tant qu'elle justifie parfaitement : elle rend l'homme vivant au regard de la loi et lui donne un titre et un droit à la vie éternelle.
Ainsi celui qui poursuit le mal le poursuit pour sa propre mort ; ou : cela aboutit à sa mort. Il ne s'agit pas de celui qui est surpris en faute ou qui tombe dans le péché par faiblesse de la chair et sous la force de la tentation, mais de ceux qui le poursuivent avec ardeur et le rattrapent ; qui s'y livrent, s'épuisent à le commettre, tirent l'iniquité avec des cordes de mensonge et le péché comme avec les traits d'un chariot. Ceux-là s'attirent souvent, par leurs péchés, des maladies qui aboutissent à la mort du corps ; ou bien ils tombent par là entre les mains de la justice des hommes et sont mis à mort ; et de toute façon ils meurent de la seconde mort, la mort éternelle, juste salaire du péché (Romains 6:23).