La balance fausse est en horreur au Seigneur. Cela englobe tous les faux poids et toutes les fausses mesures, et toutes les pratiques frauduleuses dans le commerce et les affaires ; le Seigneur les interdit et les a en horreur, parce qu'elles portent atteinte aux biens et aux propriétés d'autrui. Et cela doit être plus odieux encore chez ceux qui font profession de religion, comme étant contraire à la grâce de Dieu ; car s'il peut y avoir une honnêteté ordinaire là où la grâce de Dieu n'est pas, il ne peut pas y avoir de véritable grâce de Dieu là où l'honnêteté n'est pas, puisque la grâce de Dieu apprend à renoncer à toutes ces convoitises mondaines.
Mais le poids juste lui est agréable ; ou : « la pierre parfaite », car on se servait autrefois de pierres comme poids. Or, donner le poids juste et la mesure juste, et agir honnêtement dans toutes les affaires civiles, voilà ce que Dieu demande et ce qui lui plaît (voir Lévitique 19:35,36). On peut aussi l'entendre des balances et des poids en matière religieuse : la balance du sanctuaire, c'est la Parole de Dieu, à laquelle toutes les doctrines doivent être pesées et, si elles sont trouvées trop légères, rejetées ; c'est ce que Dieu veut. Les fausses balances lui sont odieuses : la raison charnelle, la vaine philosophie, les traditions humaines, dont se servent l'Antéchrist et les siens - la prostituée décrite dans les chapitres précédents, opposée à la Sagesse, c'est-à-dire au Christ, qui, lui, invite à sonder les Écritures et à s'en servir pour éprouver les doctrines (Jean 5:39 ; voir Actes 17:11 ; 1 Jean 4:1).