« C'est en vain qu'on tend le filet sous les yeux de tout ce qui a des ailes » - Ou « sans cause » [23], comme le mot est traduit au verset 11 ; les mots illustrent alors ce qui précède : le sang des innocents est versé sans cause, sans qu'ils aient fait aucun tort à leurs meurtriers, sans la moindre provocation - exactement comme le filet est tendu pour l'oiseau innocent, qui n'a rien fait à l'oiseleur qui veut le prendre ; c'est la lecture de Gersom. Ou bien le sens est celui-ci : le filet a beau être tendu par l'oiseleur sous les yeux mêmes de l'oiseau, c'est peine perdue pour l'oiseau, pas pour l'oiseleur - l'oiseau est si occupé du grain répandu qu'il ne remarque pas le filet, et s'y fait prendre. Il en va ainsi de ces hommes acharnés à leurs pratiques, au vol et au meurtre : leur ruine et leur perte sont devant leurs yeux ; ils voient tous les jours leurs compagnons de crime finir avant l'heure ; ils savent qu'ils risquent la mort par la main du magistrat, puis la justice et la vengeance de Dieu et le châtiment éternel - et ils n'en tirent aucune leçon, mais foncent à leur propre ruine, comme suit.
Notes
[23] µnh « sine causa », Vatablus, Mercerus, Gejerus.