Car l'homme ne connaît pas non plus son temps, etc. Quoiqu'il soit fixé et arrêté par le Seigneur, les temps et les saisons sont gardés en son propre pouvoir et ne sont pas connus des hommes : ni le temps de sa mort, ni celui d'aucune calamité ou détresse qui doit venir sur lui, ni la saison et l'occasion propres de se faire du bien et d'éviter le mal ;
comme les poissons qui sont pris au filet fatal, et comme les oiseaux qui sont pris au piège - comme les poissons sont pris soudainement dans un filet - funeste pour eux - qu'on jette sur eux d'un coup, tandis qu'ils s'ébattent et jouent dans l'eau et happent l'appât ; et comme les oiseaux, leurrés, sont pris au piège à l'improviste : ni les uns ni les autres ne connaissent le temps de leur capture ;
ainsi les fils des hommes sont enlacés au temps mauvais, quand il tombe subitement sur eux - ils ne sont pas plus capables de se garder d'un temps d'adversité et de calamité, et de son mal, qui vient sur eux tout d'un coup, que les pauvres poissons ou les simples oiseaux d'éviter le filet et le piège ; et comme eux, en un tel temps, ils sont dans la plus entière sécurité, s'abandonnant à l'aise et au plaisir ; ainsi le jour de la mort et du jugement viendra comme un voleur dans la nuit, ou comme un filet sur les hommes, quand ils n'y pensent point, mais se livrent à leurs convoitises et à leurs plaisirs (voir 1 Thessaloniciens 5:2,3 ; Luc 21:34,35 ; 17:26,30) ; car le plaisir, comme dit Platon, est l'appât des maux, auquel les hommes se prennent comme les poissons à l'hameçon.