Tout ce que ta main trouve à faire, etc. Non rien de mauvais - qui est proche, aisé à trouver, et au pouvoir des mains des hommes (Romains 7:21 ; Michée 2:1) ; car cela est défendu de Dieu, lui est abominable et nuit aux hommes ; mais tout ce qui est bon ; ainsi le Targum :
« faire le bien et l'aumône aux pauvres ; »
toutes les bonnes œuvres en général, que Dieu requiert des hommes et qu'il est de leur devoir de faire ; quoiqu'elles ne méritent rien de sa main, et qu'il n'y ait par elles ni justification ni salut, elles doivent pourtant se faire par obéissance à la volonté de Dieu, par gratitude pour les grâces reçues, et pour sa gloire ; comme aussi pour le profit des hommes et pour notre propre bien, pour l'évidence de la grâce, et pour préserver notre réputation des outrages et des reproches des hommes. Tout ce qui se trouve écrit dans le livre de Dieu doit se faire - non ce qui est d'ordre cérémoniel, maintenant aboli, mais tout ce qui est de nature morale et d'institution positive sous les temps de l'Évangile : toutes les ordonnances évangéliques, et tout ce qui tombe dans la vocation de chacun ; car chaque homme a une œuvre à faire - en chaque état, comme magistrats et sujets ; en chaque relation, comme mari et femme, parents et enfants, maîtres et serviteurs ; en chaque métier de la vie auquel on est appelé, et auquel il faut s'appliquer, pour le bien de soi et des siens, le soulagement des pauvres et le soutien de la cause de la religion ; et dans les choses religieuses, chacun a son œuvre : le ministre, à prêcher et à administrer les ordonnances ; le diacre, à prendre soin des pauvres ; les simples chrétiens, à prier dans leur cabinet et leur famille, à entendre la parole, à faire profession de religion et à fréquenter les ordonnances ; et, selon que l'occasion s'offre, à faire du bien à tous, surtout à ceux de la famille de la foi (Galates 6:10) ; et tout ce qui est au pouvoir de leurs mains, selon la force de cette tournure (Lévitique 12:8 ; 1 Samuel 25:8). Aben Ezra le rapporte aux délices et plaisirs de la vie, tels que ci-dessus mentionnés - ce qu'on peut admettre, quand on en use de manière licite et modérée ;
fais-le selon ta force - ou « ta puissance » ; car quoique les hommes n'aient d'eux-mêmes ni force ni puissance pour faire le bien, celles-ci ayant été perdues par le péché - et que même les hommes de bien, d'eux-mêmes, et sans le Christ, son esprit et sa grâce, ne puissent rien faire de spirituellement bon -, il est pourtant en lui de la force, et l'on peut en recevoir de lui ; c'est à lui qu'il faut s'adresser pour elle, et il la donne (Ésaïe 40:29-31 ; 45:24 ; Philippiens 4:13) ; la tournure marque la contention d'esprit, la vigueur de l'âme, l'activité et la ferveur : faire le bien avec entrain et diligence, et non d'une manière négligente et insouciante (voir Deutéronome 6:5 ; Jérémie 48:10) ;
car il n'y a ni œuvre, ni dessein, ni connaissance, ni sagesse, dans le sépulcre où tu vas - c'est maintenant, et non alors, notre temps de travail ; les hommes de bien, à la mort, se reposent de leurs labeurs, dans le sépulcre, comme dans la nuit où nul ne peut « travailler » (Apocalypse 14:13 ; Jean 9:4) ; alors l'homme libéral ne peut plus « concevoir » de moyens libéraux de faire le bien - ses desseins de bien faire sont rompus, et il ne se peut plus dresser de plans ni former de projets pour la gloire de Dieu et le bien du prochain ; plus de « connaissance » des objets à qui faire du bien, ni de progrès en nulle sorte de connaissance, naturelle ou spirituelle ; ni « sagesse » et prudence dans la conduite des affaires, pour répondre à quelque bonne fin ; ni occasion d'acquérir cette sagesse, par les Écritures et par le ministère de la parole, qui rendent sage à salut. Et puisque chaque homme s'en va au sépulcre, sa demeure éternelle, le lieu assigné à tous les vivants - c'est là le chemin de toute chair, et chaque pas qu'il a fait, et qu'il fait, est un pas vers le sépulcre -, il lui incombe donc de faire, tant qu'il vit, tout le bien qu'il peut.