Car s'ils tombent, l'un relèvera son compagnon, etc. C'est-à-dire que si l'un d'eux tombe, l'autre le relèvera, tandis qu'ils voyagent ensemble, de quelque manière que ce soit : si l'un tombe de cheval, ou de sa voiture, ou dans un fossé, l'autre s'efforcera de le remettre debout. Et comme cela est vrai au sens naturel, il l'est aussi au sens figuré et métaphorique, surtout des personnes religieuses :
« si l'un d'eux tombe sur le lit et gît malade, »
comme le paraphrase le Targum, son ami et frère dans une communauté religieuse le visitera, compatira avec lui, lui dira une parole de consolation et priera avec lui - ce qui peut aboutir à son rétablissement ; ainsi le Targum :
« l'autre fera relever son ami par sa prière ; »
ou s'il tombe dans la détresse extérieure, la pauvreté et le besoin, son ami spirituel, ou ses amis, pourvoiront à sa nécessité ; s'il tombe dans des erreurs - comme il peut arriver à un homme de bien -, ceux de la même société religieuse que lui prendront quelque peine pour le convaincre de l'erreur de sa voie et l'en ramener, sauvant ainsi une âme de la mort et couvrant une multitude de péchés ; et s'il tombe dans le péché, à quoi les meilleurs sont exposés, les spirituels s'efforceront de le redresser dans un esprit de douceur ;
mais malheur à celui qui est seul quand il tombe, et n'a point de second pour le relever ! - nul compagnon pour le relever de sa chute ; nul ami chrétien pour le visiter et le consoler quand il est malade, pour le soulager dans ses nécessités quand il est pauvre et affligé, ou pour le retirer de ses erreurs de jugement ou de ses dérèglements de conduite ; et surtout s'il n'a pas le Christ avec lui pour le relever, le garder et le soutenir.