9 à 15 Puisque la succession des événements est déterminée par le dessein de Dieu et que l'homme ne doit absolument chercher à réaliser d'autres plans que ceux qui rentrent dans la volonté divine, pourquoi se tourmenter (verset 9) ? Considérons comme notre tâche unique (verset 10) d'entrer dans les vues de la Providence. Nous reconnaîtrons alors que ses vues sont bonnes (début verset 11), car il y a affinité entre le cur de l'homme et l'éternité, dans laquelle l'harmonie universelle se dévoilera aux yeux des hommes. Malheureusement (fin du verset 11) l'esprit de l'homme est borné et ne peut encore contempler le plan divin dans son ensemble, mais seulement s'accommoder à ce qui lui en est successivement dévoilé. Recevons en particulier de lui les joies qu'il nous dispense (verset 12). Quoique imparfaites encore, elles viennent de Dieu (verset 13). D'ailleurs il n'est pas en notre pouvoir de rien changer aux voies de Dieu. Craignons-le ! C'est la vraie prudence (verset 14). Soumettons-nous, et ne présumons pas pouvoir changer ce qui est immuable (verset 15). Telle est, nous semble-t-il, la marche de la pensée dans ces versets.
Quel profit ?... Cette question rappelle 1.3. Seulement, ici, l'accent est sur les mots : celui qui agit. Pourquoi l'homme se donne-t-il tant de mal, puisque, d'après versets 1 à 8, tout obéit à une volonté supérieure à la sienne ? Ce blâme jeté en passant à qui agit, c'est-à-dire prétend par son activité obtenir quelque avantage réel, fait penser à Romains 4.4-5.