Un temps pour jeter des pierres, et un temps pour ramasser des pierres, etc. Jeter les pierres hors d'un champ ou d'une vigne où elles nuisent, et les ramasser pour en faire murs et clôtures, ou en bâtir des maisons. On peut l'entendre aussi bien du renversement des édifices - comme du temple de Jérusalem, dont il ne resta pas pierre sur pierre, et des pierres du sanctuaire répandues - que de leur rassemblement et de leur nouvel appareillage, ce qui se fit quand les serviteurs du Seigneur prirent plaisir aux pierres de Sion et en aimèrent jusqu'à la poussière. Certains l'entendent des pierres précieuses, jetées par luxe, caprice ou mépris, puis rassemblées de nouveau ; et on peut l'appliquer tant au long délaissement des Gentils, et au rassemblement de ces pierres dont des enfants furent suscités à Abraham, qu'au rejet des Juifs pour leur refus du Messie, et à leur rassemblement futur par la conversion, quand ils seront comme les pierres d'un diadème, élevées comme un étendard sur sa terre (Zacharie 9:16) ;
un temps pour embrasser, et un temps pour s'éloigner des embrassements - ou « pour en être loin » ; il peut s'agir non seulement des embrassements conjugaux, mais des parents embrassant leurs enfants, comme Jacob les siens ; d'un frère embrassant son frère, comme Ésaü Jacob ; d'un ami embrassant son ami - toutes choses fort convenables et agréables en leur temps ; mais il est des saisons si calamiteuses et si affligées que les personnes sont contraintes de renoncer à ces tendresses. Cela est vrai, au sens spirituel, des embrassements du Christ et des croyants, dont on jouit tantôt, et tantôt non (Proverbes 4:8 ; Cantique 2:6,9 ; 3:1-3).