Un temps pour pleurer, et un temps pour rire, etc. Il y a un temps pour ces choses, selon qu'il va mal ou bien aux personnes, quant à leur santé, à leurs biens ou à leurs amis, et selon qu'il va mal ou bien aux royaumes et aux États. Les Juifs pleurèrent quand ils étaient à Babylone, et leur bouche fut remplie de rires quand leur captivité fut ramenée (Psaume 137:1 ; 126:1,2). Et selon qu'il va mal ou bien à l'Église du Christ : quand il y a des corruptions dans la doctrine et dans le culte, une négligence des ordonnances, des déclins dans la foi et dans la pratique, peu de conversions, et qu'il s'élève divisions et querelles, c'est le temps pour ceux de Sion qui mènent deuil de pleurer ; mais quand Dieu fait de Jérusalem une allégresse et de son peuple une joie, quand il fait d'elle une magnificence éternelle et la louange de toute la terre, alors c'est le temps de se réjouir et d'être dans la joie (Ésaïe 61:3 ; 65:18). Et il en va ainsi des croyants : quand le Christ s'est retiré d'eux, c'est un temps de lamentation ; mais quand l'époux est avec eux, c'est un temps de joie ; quand c'est une nuit de ténèbres et de délaissement, les pleurs demeurent ; mais quand vient le matin, que le jour se lève et que le soleil de justice paraît, la joie vient avec lui (Matthieu 9:15 ; Jean 16:19,20 ; Psaume 30:5). Le temps présent est pour les saints le temps des pleurs ; dans le temps à venir, ils riront - ils seront remplis d'une joie ineffable et pleine de gloire (Luc 6:21) ;
un temps pour mener deuil, et un temps pour danser - mener deuil aux funérailles, danser aux fêtes ; et au sens spirituel, Dieu change parfois le deuil de son peuple en danse, c'est-à-dire en joie, dont la danse est l'expression (voir Psaume 30:11).