Je sais qu'il n'y a rien de bon en elles, etc. En ces choses, comme porte la version arabe ; dans les créatures, selon Jarchi ; dans toutes les jouissances d'ici-bas, dans tout ce dont le sage avait fait l'essai auparavant - sagesse et connaissance naturelles, plaisir du monde, richesses et fortune : le « summum bonum », le bonheur des hommes, ne résidait pas en ces choses ; il le savait par expérience, et en avait la plus forte assurance. Ou bien : en eux, c'est-à-dire les fils des hommes, comme dit le Targum - il n'y a en eux nulle chose réellement bonne, il n'en sort ni ne s'en fait aucune ; ils ne peuvent d'eux-mêmes ni former une bonne pensée ni accomplir une bonne action. Ou plutôt le sens est : je sais qu'il n'y a rien de meilleur pour eux que ce qui suit :
sinon de se réjouir - non dans le péché et les plaisirs coupables, d'une manière débauchée, voluptueuse et épicurienne ; mais d'être gai, et de jouir des bénédictions de la vie d'une manière paisible et avec un cœur reconnaissant ; et surtout de se réjouir dans les choses spirituelles, et par-dessus tout en Christ - non dans les vanteries de soi ni les confiances charnelles, toute réjouissance de cette sorte étant mauvaise (voir Ecclésiaste 9:7 ; Philippiens 4:4 ; Jacques 4:16). Le Targum porte :
« sinon qu'ils se réjouissent de la joie de la loi ; »
mais il vaut bien mieux se réjouir des choses de l'Évangile, qui est véritablement un joyeux message ;
et de faire le bien pendant sa vie - à soi-même et à sa famille, en usant des biens de la vie au lieu de les retenir et de les entasser ; et aux autres, à tous les hommes, selon que l'occasion s'offre, et particulièrement à la famille de la foi ; et non seulement par la libéralité et les aumônes, mais en faisant toutes les bonnes œuvres, par des principes droits et pour des fins droites, et cela toujours, aussi longtemps qu'on vit (Galates 6:9,10 ; Luc 1:75).