Conclusion.
Sainte et universelle allégresse. Le psaume, après avoir commencé par une parole inachevée (verset 1), se termine de même par un vers auquel on ne peut donner en français un sens quelque peu clair qu'en ajoutant les deux verbes qui manquent à l'hébreu. La traduction littérale serait : Et chantant, comme dansant, toutes mes sources en toi. Aussi a-t-on proposé de nombreuses modifications du texte, à partir des Septante, qui traduisent : Tous ceux qui se réjouissent habitent chez toi. Nous en restons à l'interprétation habituelle. Le psalmiste voit en esprit, comme résultat des déclarations divines qui précèdent, un tableau, qu'il ne fait qu'indiquer d'un trait. On chante, on danse ; ce sont des cortèges religieux dans le genre de ceux que décrit Psaumes 68.26 des danses semblables à celles de David devant l'arche (2Samuel 6.16). Et le refrain que répètent chanteurs et danseurs rappelle, sous une image expressive, ce qu'est devenue Sion pour tous les peuples de la terre : la source de la vraie connaissance, de la vie et de la prospérité. Esaïe emploie une image analogue, lorsqu'il dit : Vous puiserez des eaux avec allégresse aux sources du salut (Esaïe 12.3).